La violence familiale
Chiffre clé : Au Québec, selon l’Institut national de santé publique (INSPQ), la violence familiale représente une proportion importante des violences déclarées.
Les études estiment qu’un enfant sur cinq est exposé à la violence dans son milieu familial au cours de sa vie.
La famille est censée être un espace de sécurité. Quand la violence s’y installe, elle s’y dissimule d’autant plus facilement que personne ne veut — ni la victime, ni l’entourage — regarder en face.
1. Qu’est-ce que la violence familiale ?
La violence conjugale ne touche jamais « seulement » le couple. Dès qu’il y a des enfants, elle devient de la violence familiale:
- Parce que les enfants sont témoins des scènes de violence.
- Parce qu’ils sont pris dans le conflit, utilisés comme moyens de pression ou de contrôle.
- Parce que leur sécurité matérielle, affective et scolaire est directement affectée par la violence et par les ruptures qu’elle entraîne.
| 💢 Ce que c’est — actes ou omissions qui causent un préjudice à un membre de la famille. |
| ⏳ Comment ça s’installe — une violence qui apparaît progressivement, sur un déséquilibre de pouvoir. |
| 🧩 Des violences qui se combinent — contrôle psychologique, humiliations, privations, violence physique ou sexuelle. |
| 💔 Violence, amour et dépendance — quand les liens familiaux servent de couverture à des comportements violents. |
| 🤐 Le silence de la famille — honte, loyauté, peur du jugement qui empêchent de parler et de demander de l’aide. |
| ⚠️ Quand la violence devient “normale” — on banalise, on ajuste les règles pour éviter les crises, et tout le fonctionnement tourne autour de la personne violente. |
Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) : Au Québec, la LPJ protège tout enfant dont la sécurité ou le développement est compromis. Elle oblige tout citoyen qui a des motifs raisonnables de croire qu’un enfant est en danger à le signaler à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Cette obligation s’applique à tous — même aux professionnel(le)s tenus au secret professionnel. Le signalement peut être fait anonymement.
Données récentes tirées de Statistique Canada, Statistique Québec et travaux universitaires sur la violence familiale et la maltraitance envers les enfants.
| Indicateur | Résultat résumé | Formulation possible |
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Ampleur au Canada (2024)
Violence familiale & conjugale
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349 victimes de violence familiale et 356 victimes de violence conjugale pour 100 000 personnes; 142 724 victimes de violence familiale et 128 175 victimes de violence conjugale déclarées à la police. | En 2024, les services de police canadiens ont recensé environ 349 victimes de violence familiale et 356 victimes de violence entre partenaires intimes pour 100 000 personnes, soit au total 142 724 victimes de violence familiale et 128 175 victimes de violence conjugale. |
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Femmes et violence conjugale (QC)
Poids pour les femmes
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Les femmes représentent environ 75 % des victimes d’infractions commises en contexte conjugal; le taux est passé de 451 à 520 victimes pour 100 000 femmes entre 2005 et 2022. | Au Québec, les femmes constituent environ 3 victimes sur 4 d’infractions commises en contexte conjugal, et le taux de femmes victimes est passé d’environ 451 à 520 pour 100 000 entre 2005 et 2022. |
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Violence envers les enfants (QC)
Maltraitance familiale
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En 2024, environ 454 000 enfants ont subi de l’agression psychologique répétée, 217 000 de la violence physique dite « mineure » et 50 000 de la violence physique sévère. | Un rapport récent estime qu’au Québec, en 2024, environ 454 000 enfants ont subi de l’agression psychologique répétée, 217 000 de la violence physique « mineure » et 50 000 de la violence physique sévère. |
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Enfants exposés à la violence conjugale
Exposition indirecte
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Plus d’1 enfant sur 10 commence sa vie dans un contexte où sa mère vit de la violence conjugale; risque accru de TSPT, troubles anxieux et dépressifs, problèmes de comportement et difficultés scolaires. | Selon des travaux récents, plus d’1 enfant sur 10 débute sa vie dans un contexte où sa mère vit de la violence conjugale, ce qui augmente le risque de stress post‑traumatique, de troubles anxieux et dépressifs, de troubles du sommeil et du comportement, ainsi que de difficultés scolaires et relationnelles. |
Distinction importante : La violence familiale ne se limite pas à la violence conjugale. Elle inclut la violence parentale (parent vers enfant), la violence filiale (enfant adulte vers parent), la violence entre fratrie, et les formes d’exploitation ou de négligence dans tout lien de dépendance familiale.
👨👩👧 2. Violence familiale faite aux enfants dans un contexte de violence conjugale
La violence conjugale ne touche jamais « seulement » le couple. Dès qu’il y a des enfants, elle devient de la violence familiale : les enfants sont directement pris dans la dynamique de contrôle, de peur et de domination. Ils peuvent être victimes eux‑mêmes de violence, mais aussi témoins constants des scènes de violence, utilisés dans le conflit et privés de sécurité matérielle et affective.
💥 2.1 Violence physique vécue par les enfants
- • Enfants directement agressés (coups, gifles, bousculades) lorsqu’ils interviennent, protestent ou « prennent parti » pour un parent.
- • Enfants exposés aux scènes de violence : ils voient les coups, entendent les cris, constatent les blessures, ce qui constitue en soi une forme de violence.
- • Enfants utilisés comme moyen de pression (« tu vas voir ce que je vais lui faire », « je vais le/la frapper devant toi »), ou comme bouclier lors des crises.
🧠 2.2 Violence psychologique et émotionnelle
- • Menaces : enlever les enfants, couper tout contact avec l’autre parent, « briser la famille » si l’autre quitte la relation.
- • Instrumentalisation : l’enfant devient messager, espion, confident ou arbitre du conflit, pris entre deux loyautés impossibles.
- • Climat de peur permanent : l’enfant surveille ses gestes et ses paroles (ne pas faire de bruit, ne pas parler de certains sujets), pour éviter les crises et protéger le parent victime.
🏚️ 2.3 Insécurité matérielle et négligence
- • Besoins de base négligés parce que la violence et les crises monopolisent l’énergie des adultes (manque de supervision, de soins, de présence).
- • Déménagements précipités, ruptures scolaires, changements fréquents d’école ou de milieu de garde liés aux départs, retours ou expulsions du domicile.
- • Utilisation de l’argent destiné aux enfants (nourriture, vêtements, activités) comme moyen de pression ou de punition contre l’autre parent.
La négligence passive ne diminue pas l’impact sur la personne qui en est victime. Elle exige tout autant une intervention — mais celle-ci vise aussi à soutenir le proche aidant épuisé. La frontière entre la négligence passive et le manque de ressources ou de soutien social peut être mince.
🚨 3. Violence parentale et manquements au devoir de protection
La violence conjugale et la violence parentale envers les enfants sont souvent banalisées ou renommées en « conflit de couple » ou « difficultés relationnelles ». Pourtant, dès que des enfants sont présents, il s’agit de violence familiale qui engage un devoir de protection pour les adultes et les institutions.
3️⃣ 3. Une violence que l’on minimise trop souvent
Dans trop de situations, l’exposition des enfants à la violence conjugale est minimisée ou banalisée : on parle de « chicanes de couple », de « conflit de séparation » ou de « difficultés de communication », plutôt que de violence familiale faite aux enfants.
Quand cette minimisation persiste alors que la gravité de la situation est connue, elle peut devenir un manquement au devoir de protection des enfants : l’enfant reste exposé à un milieu violent, même si des adultes et des services sont informés de ce qu’il vit.
Ce devoir de protection est à la fois légal (protection de la jeunesse, obligations de signalement, responsabilités professionnelles) et éthique (responsabilité de tout adulte de protéger un enfant en danger) ; il concerne les familles, les proches, les écoles, les services de santé et les systèmes de protection de la jeunesse.
Ces manquements peuvent être conscients et volontaires, mais aussi le résultat d’angles morts, de méconnaissance de la violence conjugale ou de la peur de « dramatiser » la situation ; l’enjeu n’est pas d’accuser des personnes, mais de nommer une réalité systémique pour que les enfants ne soient plus laissés dans l’ombre.
👶 3.1 Violence parentale envers les enfants mineurs
La violence exercée par un parent sur son enfant est la forme la plus documentée de violence familiale. Elle se situe sur un spectre allant de comportements inadaptés isolés jusqu’à la maltraitance grave et chronique, et elle se combine souvent avec la violence conjugale.
Facteurs de risque documentés (sans jamais justifier la violence) :
- • Antécédents de violence dans l’enfance du parent : avoir été soi‑même victime ou témoin de violence familiale augmente le risque de reproduire ces comportements.
- • Santé mentale du parent non soutenue : dépression, troubles de personnalité, psychose, dépendances (alcool, drogues), sans traitement ni soutien.
- • Isolement et stress chronique : peu de réseau de soutien, précarité économique, instabilité du logement, insécurité alimentaire, charge parentale sans relais.
- • Enfant perçu comme « difficile » ou « différent » : trouble du neurodéveloppement, maladie chronique, besoin de soins particuliers, tempérament perçu comme opposant.
- • Violence conjugale présente dans la famille : exposer l’enfant à la violence conjugale est une forme de maltraitance en soi et augmente le risque de violences directes envers lui.
⚒️ 3.2 Formes de violence parentale
- • Châtiments corporels et violences physiques : coups, gifles, secouements, punitions corporelles sévères présentés comme « discipline » ou « correction ».
- • Violence psychologique : insultes, dénigrement, humiliations, menaces, rejet affectif, chantage émotionnel.
- • Instrumentalisation de l’enfant dans les conflits : dévaloriser systématiquement l’autre parent devant l’enfant, l’empêcher de voir l’autre parent, en faire un messager ou un espion.
- • Négligence : priver de soins, de nourriture, de surveillance ou d’attention; ne pas répondre aux besoins de base de l’enfant, volontairement ou par incapacité.
- • Violence spirituelle ou religieuse : imposer des croyances par la peur, punir les doutes, refuser des soins médicaux au nom de la foi, forcer des rituels sans égard à l’intérêt de l’enfant.
⚖️ 3.3 Le devoir de protection au Québec
- • Signaler une situation ne signifie pas automatiquement retirer l’enfant de sa famille : dans la majorité des cas, l’intervention vise à soutenir les parents pour que l’enfant puisse y rester en sécurité.
- • La preuve complète de la maltraitance n’est pas requise pour signaler : il suffit d’avoir des motifs raisonnables de croire que la situation met l’enfant en danger ou compromet son développement.
👧👦 3.4 Violence entre frères et sœurs
- • La violence entre frères et sœurs est l’une des formes les plus fréquentes de violence familiale et l’une des plus banalisées (« des chamailleries normales »).
- • Elle peut prendre la forme de violences physiques répétées, de harcèlement psychologique chronique ou, dans certains cas, d’abus sexuels intrafamiliaux.
- • Quand ces comportements dépassent largement les conflits normaux entre enfants et s’installent dans le temps, ils doivent être reconnus comme de la violence, pas comme une simple étape « normale » de la vie de famille.
La violence entre fratrie ne se règle pas seule avec le temps. Elle laisse des séquelles durables, particulièrement lorsqu’elle n’est pas nommée ni prise en charge.
Un encadrement parental clair, une intervention professionnelle et, si nécessaire, un suivi psychologique sont recommandés.
🔁 4. La transmission intergénérationnelle
La violence familiale a tendance à se reproduire d’une génération à l’autre : des enfants qui grandissent dans un contexte de violence sont plus à risque d’en être victimes ou auteurs à l’âge adulte, notamment dans leurs relations conjugales. Ce n’est pas une fatalité, mais un risque documenté qui diminue lorsque la violence est reconnue, que les enfants sont protégés et que les traumatismes sont pris en charge.
🧬 4.1 Comment la violence se transmet d’une génération à l’autre
Les enfants victimes ou témoins de violence (y compris de violence conjugale) apprennent que la force, l’intimidation ou le contrôle sont des façons « normales » de régler les conflits ou de garder le pouvoir dans une relation.
Des schémas d’attachement insécures, formés dans l’enfance, influencent les relations adultes, particulièrement en contexte de stress ou de parentalité, et peuvent augmenter le risque d’accepter ou de reproduire la violence.
Un traumatisme non traité (abus, négligence, exposition répétée à la violence conjugale) augmente le risque, plus tard, de comportements violents ou d’acceptation de la violence dans les relations intimes.
Transition vers les signaux d’alarme
Comprendre cette transmission intergénérationnelle, c’est voir que ce qui se passe aujourd’hui dans une famille ne s’arrête pas aux murs de la maison :
cela prépare aussi les relations futures des enfants. C’est pourquoi il devient crucial de repérer tôt les signaux d’alarme de violence familiale,
plutôt que de les minimiser comme de simples « conflits de couple » ou « difficultés de caractère ».
Ce que la recherche démontre
Avoir vécu la violence dans sa famille d’origine est le principal facteur de risque de violence conjugale ou parentale à l’âge adulte — mais ce n’est pas une condamnation.
Les personnes qui ont bénéficié d’une thérapie, d’un soutien social solide ou d’une relation sécurisante avec au moins un adulte significatif dans leur enfance présentent des taux de reproduction du schéma significativement plus faibles
🧭 5. Reconnaître la violence familiale — signaux d’alarme chez l’enfant
Cette section vise d’abord les parents, les proches et les adultes de tous les jours. L’idée n’est pas de « diagnostiquer » un enfant, mais de se demander honnêtement : ce que je vois ressemble‑t‑il à un enfant qui vit de la violence à la maison ?
🧍 5.1 Ce que l’enfant montre dans son corps et ses gestes
- • Peur manifeste de rentrer à la maison ou de l’un des parents (pleurs, crises, refus d’y aller, retards répétés).
- • Blessures inexpliquées, explications qui changent ou qui semblent peu crédibles (« je suis tombé », « c’est le chien »).
- • Vêtements qui semblent cacher des marques : manches longues en été, col roulé alors qu’il fait chaud.
- • Troubles du sommeil : cauchemars fréquents, difficultés à s’endormir, réveils nocturnes avec peur.
- • Troubles de l’alimentation : perte d’appétit, refus de manger, crises autour des repas.
- • Fatigue, maux de ventre ou de tête répétés, surtout avant de rentrer à la maison ou de voir un parent.
🎭 5.2 Ce que l’enfant montre dans son comportement
- • Comportements régressifs : pipi au lit, succion du pouce, besoin soudain de dormir avec un parent ou une lumière alors que ça semblait réglé.
- • Agitation ou retrait extrême : enfant très agressif, qui « explose » pour des petites choses; ou au contraire enfant très discret, qui évite qu’on le remarque.
- • Difficultés de concentration : baisse soudaine des résultats, oubli des tâches, difficultés à suivre en classe ou au service de garde.
- • Jeux qui mettent souvent en scène des scènes de violence : cris, coups, menaces, avec des rôles qui ressemblent à ceux des adultes à la maison.
🤝 5.3 Ce que l’enfant montre dans ses relations
- • Isolement social : se coupe de ses ami·es, refuse les activités qu’il aimait, reste seul.
- • Méfiance envers les adultes : hésite à parler, évite le contact, surveille beaucoup les réactions des grands.
- • Rôle de « petit adulte » : surveille l’humeur d’un parent, protège les plus jeunes, prend en charge des tâches ou des émotions d’adultes comme si c’était son rôle.
- • Comportements sexualisés inappropriés pour l’âge : propos, gestes ou jeux qui évoquent la sexualité adulte, sans contexte explicatif adapté.
💬 5.4 Ce que l’enfant dit — ou ne dit pas
- • Paroles alarmantes : « il fait mal », « j’ai peur quand il/elle arrive », « je ne veux pas rentrer ».
- • Paroles suivies de rétractations : l’enfant dit quelque chose de grave, puis minimise (« ce n’est pas si pire », « j’ai exagéré »).
- • Discours très culpabilisé : « c’est de ma faute s’il se fâche », « si j’étais meilleur, ça irait mieux ».
❓ 5.5 À quoi sert cette liste ?
Si tu reconnais plusieurs de ces signes chez un enfant, ce n’est pas une preuve juridique, mais c’est un signal pour prendre au sérieux ce qu’il vit, et pour questionner ce qui se passe dans la famille.
Ton site ne remplace pas les services professionnels, mais il peut aider des parents, des proches et des adultes à sortir de la phrase « ce n’est pas si grave, toutes les familles vivent ça » et à voir que certains comportements sont des signes possibles de violence familiale.
🟢 6. Quand la violence est connue… mais peu prise en compte
Dans certaines situations, des adultes et des services savent qu’un enfant vit de la violence familiale — ou qu’il présente plusieurs signaux d’alarme — sans que des mesures suffisantes soient prises pour le protéger. Pour l’enfant, ce n’est pas seulement la violence qui fait mal : c’est aussi le fait de rester non protégé alors que des grands savent ce qui se passe.
🟡 6.1 Quand on recadre la violence en « conflit »
- • Des parents décrivent des menaces, des insultes, du contrôle, des coups, mais le tout est recadré en « chicanes de couple », « séparation difficile », « conflit parental ».
- • On invite les parents à « communiquer mieux », à « travailler leur coparentalité », à « gérer leur colère », sans nommer clairement qu’il s’agit de violence familiale et que les enfants en subissent les conséquences.
- • Les enfants continuent à vivre dans un climat de peur et d’instabilité, même après des rencontres, des consultations ou des signalements.
⚠️ 6.2 Quand la non‑intervention devient un manquement
- • Lorsque des adultes ou des services ont connaissance de violences familiales ou de signaux d’alarme importants, minimiser ou banaliser ces faits peut devenir un manquement au devoir de protection des enfants.
- • Ne pas intervenir, intervenir trop peu ou intervenir en réduisant la violence à un simple « conflit », ce n’est pas neutre : cela laisse l’enfant seul avec une situation dangereuse.
- • Il ne s’agit pas d’accuser des personnes en particulier, mais de nommer une réalité systémique : tant que la violence conjugale n’est pas reconnue comme une violence faite aux enfants, les réponses de protection resteront en dessous de ce dont ils ont besoin.
🧩 6.3 Ce que cette page invite à faire
- • Voir la violence conjugale comme de la violence familiale dès qu’il y a des enfants, et non comme un problème privé entre adultes.
- • Prendre au sérieux les signaux que les enfants montrent dans leur corps, leurs comportements et leurs paroles, au lieu de les expliquer uniquement par le « caractère », la « séparation » ou l’« adolescence ».
- • Considérer que ne rien faire (ou faire trop peu) face à une violence familiale connue, c’est aussi une décision qui a des conséquences sur la sécurité et le développement des enfants.
- • Reconnaître que, dès qu’il y a des enfants, la violence conjugale n’est jamais « juste » un conflit entre adultes, mais bien une violence familiale qui les atteint directement et appelle un devoir de protection plutôt qu’une banalisation.
Ressources au Québec
Pour les enfants et les familles
ciusss-capitalenationale.gouv.qc.ca — DPJ
teljeunes.com
otstcfq.org — Trouver un professionnel
Pour les aîné(e)s et les personnes en situation de vulnérabilité
quebec.ca — Ligne LAMAA
curateur.gouv.qc.ca
sosviolenceconjugale.ca
Pour les auteurs de violence qui veulent changer
option.org — Programme OPTION
maisonoxygene.com — Maisons Oxygène
Références et lectures complémentaires
⚖️ Lois et cadres légaux
Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) — Québec Loi
Protège tout enfant dont la sécurité ou le développement est compromis. Oblige tout citoyen ayant des motifs raisonnables de signaler à la DPJ — y compris les professionnel·les tenus au secret professionnel. Modifiée en 2023 par le Projet de loi no 15.
legisquebec.gouv.qc.ca — LPJ
laws-lois.justice.gc.ca — Art. 43 Code criminel
legisquebec.gouv.qc.ca — Loi sur l’instruction publique
legisquebec.gouv.qc.ca — Loi 101 · quebec.ca — Maltraitance aîné·es
📊 Données et recherche
inspq.qc.ca — Statistiques violence conjugale et familiale · inspq.qc.ca — Maltraitance aîné·es
statistique.quebec.ca — Violence et négligence familiales, enfants 2024
ciusss-capitalenationale.gouv.qc.ca — Bilan DPJ 2024
inspq.qc.ca — Conséquences sur la santé et le développement des enfants (PDF)