La violence familiale

 Au Québec, selon l’Institut national de santé publique (INSPQ), la violence familiale représente une proportion importante des violences déclarées.
La famille est censée être un espace de sécurité. Quand la violence s’y installe, elle s’y dissimule d’autant plus facilement que personne ne veut la regarder en face.

Violence familiale – Introduction

🏠 Qu'est-ce que la violence familiale ?

📌 À retenir

La violence conjugale ne touche jamais « seulement » le couple. Dès qu'il y a des enfants, elle devient de la violence familiale :

  • 👁️Parce que les enfants sont témoins des scènes de violence.
  • 🎯Parce qu'ils sont pris dans le conflit, utilisés comme moyens de pression ou de contrôle.
  • 📚Parce que leur sécurité matérielle, affective et scolaire est directement affectée par la violence et par les ruptures qu'elle entraîne.
💢
Ce que c'est Actes ou omissions qui causent un préjudice à un membre de la famille — physique, psychologique, sexuel, économique ou spirituel.
Comment ça s'installe Une violence qui apparaît progressivement, fondée sur un déséquilibre de pouvoir — elle s'intensifie rarement du jour au lendemain.
🧩
Des violences qui se combinent Contrôle psychologique, humiliations, privations matérielles, violence physique ou sexuelle — ces formes coexistent souvent.
💔
Violence, amour et dépendance Quand les liens familiaux servent de couverture à des comportements violents — l'attachement rend la violence plus difficile à nommer.
🤐
Le silence de la famille Honte, loyauté, peur du jugement — ces facteurs empêchent de parler et de demander de l'aide, parfois pendant des années.
⚠️
Quand la violence devient « normale » On banalise, on ajuste les règles pour éviter les crises — et tout le fonctionnement familial tourne autour de la personne violente.

Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) : Au Québec, la LPJ protège tout enfant dont la sécurité ou le développement est compromis. Elle oblige tout citoyen qui a des motifs raisonnables de croire qu’un enfant est en danger à le signaler à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Cette obligation s’applique à tous — même aux professionnel(le)s tenus au secret professionnel. Le signalement peut être fait anonymement.

Violence familiale — Statistiques

📊 Violence familiale et conjugale — Chiffres clés

Sources : Statistique Canada (2024), Statistique Québec, travaux universitaires sur la maltraitance envers les enfants.

🍁 Canada · 2024
142 724
victimes de violence familiale
📈 349 victimes de violence familiale pour 100 000 personnes.
💔 128 175 victimes de violence entre partenaires intimes recensées par les services de police.
🚨 356 victimes de violence conjugale pour 100 000 personnes.
🔵 Québec · Femmes
3 sur 4
victimes conjugales sont des femmes
👩 Les femmes représentent environ 75 % des victimes d'infractions commises en contexte conjugal au Québec.
📉 Le taux est passé de 451 à 520 pour 100 000 femmes entre 2005 et 2022 — une hausse documentée, pas un recul.
🟡 Québec · Enfants · 2024
454 000
enfants victimes d'agression psychologique répétée
⚠️ 217 000 enfants ont subi de la violence physique « mineure » au Québec en 2024.
🆘 50 000 enfants ont été victimes de violence physique sévère.
🔵 Exposition à la violence conjugale
1 enfant sur 10
naît dans un foyer où la mère vit de la violence conjugale
😟 Risque accru de stress post-traumatique, troubles anxieux et dépressifs.
😴 Troubles du sommeil et du comportement documentés chez les enfants exposés.
📚 Difficultés scolaires et relationnelles persistantes tout au long du développement.

Distinction importante : La violence familiale ne se limite pas à la violence conjugale. Elle inclut la violence parentale (parent vers enfant), la violence filiale (enfant adulte vers parent), la violence entre fratrie, et les formes d’exploitation ou de négligence dans tout lien de dépendance familiale.

Violence familiale faite aux enfants

👨‍👩‍👧 Violence familiale faite aux enfants en contexte de violence conjugale

📌 À retenir
La violence conjugale ne touche jamais « seulement » le couple. Dès qu'il y a des enfants, elle devient de la violence familiale : ils sont directement pris dans la dynamique de contrôle, de peur et de domination. Ils peuvent être victimes eux‑mêmes, mais aussi témoins constants des scènes de violence, utilisés dans le conflit, et privés de sécurité matérielle et affective.

💥 Violence physique vécue par les enfants

  • 👊Enfants directement agressés — coups, gifles, bousculades — lorsqu'ils interviennent, protestent ou « prennent parti » pour un parent.
  • 👁️Enfants exposés aux scènes de violence : ils voient les coups, entendent les cris, constatent les blessures — ce qui constitue en soi une forme de violence.
  • 🎯Enfants utilisés comme moyen de pression — « je vais le/la frapper devant toi » — ou comme bouclier lors des crises.

🧠 Violence psychologique et émotionnelle

  • Menaces : enlever les enfants, couper tout contact avec l'autre parent, « briser la famille » si l'autre quitte la relation.
  • 🔀Instrumentalisation : l'enfant devient messager, espion, confident ou arbitre du conflit — pris entre deux loyautés impossibles.
  • 😰Climat de peur permanent : l'enfant surveille ses gestes et ses paroles pour éviter les crises et protéger le parent victime.

🏚️ Insécurité matérielle et négligence

  • 😶Besoins de base négligés parce que la violence monopolise l'énergie des adultes : manque de supervision, de soins, de présence.
  • 🚚Déménagements précipités, ruptures scolaires, changements fréquents d'école ou de milieu de garde liés aux départs et expulsions du domicile.
  • 💸Argent destiné aux enfants — nourriture, vêtements, activités — utilisé comme moyen de pression ou de punition contre l'autre parent.

La négligence passive ne diminue pas l’impact sur la personne qui en est victime. Elle exige tout autant une intervention — mais celle-ci vise aussi à soutenir le proche aidant épuisé. La frontière entre la négligence passive et le manque de ressources ou de soutien social peut être mince.

Violence parentale et devoir de protection

🚨 Violence parentale et manquements au devoir de protection

⚠️ Une violence que l'on minimise trop souvent

Dans trop de situations, l'exposition des enfants à la violence conjugale est minimisée : on parle de « chicanes de couple », de « conflit de séparation » ou de « difficultés de communication » — plutôt que de violence familiale faite aux enfants.

Quand cette minimisation persiste alors que la gravité est connue, elle peut devenir un manquement au devoir de protection : l'enfant reste exposé à un milieu violent, même si des adultes et des services sont informés de ce qu'il vit.

Ce devoir est à la fois légal (protection de la jeunesse, obligations de signalement) et éthique (responsabilité de tout adulte de protéger un enfant en danger). L'enjeu n'est pas d'accuser des personnes, mais de nommer une réalité systémique pour que les enfants ne soient plus laissés dans l'ombre.

👶 Violence parentale envers les enfants

Facteurs de risque documentés — sans jamais justifier la violence
  • 🔁Antécédents de violence dans l'enfance du parent : avoir été soi-même victime ou témoin augmente le risque de reproduire ces comportements.
  • 🧠Santé mentale non soutenue : dépression, troubles de personnalité, dépendances sans traitement ni soutien.
  • 🏚️Isolement et stress chronique : précarité économique, instabilité du logement, charge parentale sans relais.
  • Enfant perçu comme « difficile » : trouble du neurodéveloppement, maladie chronique, tempérament perçu comme opposant.
  • 💔Violence conjugale présente : exposer l'enfant à la violence conjugale est une forme de maltraitance en soi et augmente le risque de violences directes envers lui.

⚒️ Formes de violence parentale

Un spectre allant de comportements inadaptés à la maltraitance grave
  • 👊Châtiments corporels : coups, gifles, secouements, punitions sévères présentées comme « discipline » ou « correction ».
  • 🗣️Violence psychologique : insultes, dénigrement, humiliations, menaces, rejet affectif, chantage émotionnel.
  • 🔀Instrumentalisation : dévaloriser l'autre parent devant l'enfant, l'empêcher de le voir, en faire un messager ou un espion.
  • 😶Négligence : priver de soins, de nourriture, de surveillance ou d'attention ; ne pas répondre aux besoins de base.
  • 🙏Violence spirituelle : imposer des croyances par la peur, refuser des soins médicaux au nom de la foi, forcer des rituels sans égard à l'intérêt de l'enfant.

⚖️ Le devoir de protection au Québec

Ce que signifie signaler une situation
  • 🏛️Signaler ne signifie pas automatiquement retirer l'enfant de sa famille : dans la majorité des cas, l'intervention vise à soutenir les parents pour que l'enfant puisse y rester en sécurité.
  • 📋La preuve complète de la maltraitance n'est pas requise pour signaler : il suffit d'avoir des motifs raisonnables de croire que la situation compromet le développement ou la sécurité de l'enfant.
  • 🤝Ce devoir concerne tout le monde : familles, proches, écoles, services de santé, systèmes de protection de la jeunesse.

👧 Violence entre frères et sœurs

La forme la plus fréquente et la plus banalisée
  • 🙈Souvent minimisée comme de simples « chamailleries normales » — pourtant l'une des formes les plus fréquentes de violence familiale.
  • ⚠️Elle peut prendre la forme de violences physiques répétées, de harcèlement psychologique chronique ou, dans certains cas, d'abus sexuels intrafamiliaux.
  • 🔁Quand ces comportements s'installent dans la durée et dépassent largement les conflits normaux, ils doivent être reconnus comme de la violence — pas comme une étape « normale » de la vie de famille.

La violence entre fratrie ne se règle pas seule avec le temps. Elle laisse des séquelles durables, particulièrement lorsqu’elle n’est pas nommée ni prise en charge.

Un encadrement parental clair, une intervention professionnelle et, si nécessaire, un suivi psychologique sont recommandés.

Transmission intergénérationnelle

🔁 La transmission intergénérationnelle

📌 À retenir
La violence familiale a tendance à se reproduire d'une génération à l'autre : des enfants qui grandissent dans un contexte de violence sont plus à risque d'en être victimes ou auteurs à l'âge adulte. Ce n'est pas une fatalité, mais un risque documenté qui diminue lorsque la violence est reconnue, que les enfants sont protégés et que les traumatismes sont pris en charge.

🧬 Ce qui s'apprend dans la violence

  • 👁️Les enfants victimes ou témoins apprennent que la force, l'intimidation ou le contrôle sont des façons « normales » de régler les conflits.
  • 🔄Ces modèles s'intègrent dans leur conception des relations — ce qui est tolérable, normal, attendu — avant même qu'ils puissent les questionner.
  • 📚La violence observée devient un script relationnel : pas une condamnation, mais un point de départ à déconstruire consciemment.

🔗 Attachement insécure et relations adultes

  • 🧩Des schémas d'attachement insécures, formés dans l'enfance, influencent les relations adultes — particulièrement en contexte de stress ou de parentalité.
  • Ils peuvent augmenter le risque d'accepter ou de reproduire la violence dans les relations intimes, sans que la personne en soit consciente.
  • 🌱Ces schémas sont modifiables : un soutien thérapeutique, des relations sécurisantes, ou un travail sur soi peuvent les transformer profondément.

🩹 Quand le trauma reste sans soutien

  • 😶Un traumatisme non traité — abus, négligence, exposition répétée à la violence conjugale — augmente le risque, plus tard, de comportements violents ou d'acceptation de la violence.
  • 🔁Ce n'est pas une fatalité : c'est un risque qui diminue lorsque les enfants reçoivent du soutien, une reconnaissance de ce qu'ils vivent et des adultes de confiance.
  • 🆘Intervenir tôt — en nommant la violence, en protégeant l'enfant, en proposant un suivi — brise concrètement ce cycle.
➡️
Transition — Vers les signaux d'alarme
Comprendre cette transmission intergénérationnelle, c'est voir que ce qui se passe aujourd'hui dans une famille ne s'arrête pas aux murs de la maison : cela prépare aussi les relations futures des enfants. C'est pourquoi il devient crucial de repérer tôt les signaux d'alarme de violence familiale, plutôt que de les minimiser comme de simples « conflits de couple » ou « difficultés de caractère ».

Ce que la recherche démontre

Avoir vécu la violence dans sa famille d’origine est le principal facteur de risque de violence conjugale ou parentale à l’âge adulte — mais ce n’est pas une condamnation.

Les personnes qui ont bénéficié d’une thérapie, d’un soutien social solide ou d’une relation sécurisante avec au moins un adulte significatif dans leur enfance présentent des taux de reproduction du schéma significativement plus faibles

Signaux d'alarme chez l'enfant

🧭 Reconnaître la violence familiale — signaux d'alarme chez l'enfant

📌 À qui s'adresse cette section
Cette section vise d'abord les parents, les proches et les adultes du quotidien. L'idée n'est pas de « diagnostiquer » un enfant, mais de se demander honnêtement : ce que je vois ressemble-t-il à un enfant qui vit de la violence à la maison ?

🧍 Dans son corps et ses gestes

  • 😨Peur manifeste de rentrer à la maison ou de l'un des parents : pleurs, crises, refus d'y aller, retards répétés.
  • 🩹Blessures inexpliquées ou explications qui changent : « je suis tombé », « c'est le chien ».
  • 🧥Vêtements qui semblent cacher des marques : manches longues en été, col roulé par temps chaud.
  • 😴Troubles du sommeil : cauchemars fréquents, difficultés à s'endormir, réveils nocturnes avec peur.
  • 🍽️Troubles de l'alimentation : perte d'appétit, refus de manger, crises autour des repas.
  • 🤢Fatigue, maux de ventre ou de tête répétés — surtout avant de rentrer à la maison ou de voir un parent.

🎭 Dans son comportement

  • 🔙Comportements régressifs : pipi au lit, succion du pouce, besoin soudain de dormir avec un parent alors que ça semblait réglé.
  • Agitation ou retrait extrême : enfant qui « explose » pour des petites choses — ou au contraire très discret, qui évite qu'on le remarque.
  • 📉Difficultés de concentration : baisse soudaine des résultats, oubli des tâches, difficultés à suivre en classe ou au service de garde.
  • 🎮Jeux qui mettent souvent en scène des scènes de violence : cris, coups, menaces — avec des rôles qui ressemblent à ceux des adultes à la maison.

🤝 Dans ses relations

  • 🚪Isolement social : se coupe de ses ami·es, refuse les activités qu'il aimait, reste seul.
  • 👀Méfiance envers les adultes : hésite à parler, évite le contact, surveille beaucoup les réactions des grands.
  • 👴Rôle de « petit adulte » : surveille l'humeur d'un parent, protège les plus jeunes, prend en charge des émotions d'adultes comme si c'était son rôle.
  • ⚠️Comportements sexualisés inappropriés pour l'âge : propos, gestes ou jeux qui évoquent la sexualité adulte sans contexte adapté.

💬 Ce qu'il dit — ou ne dit pas

  • 🔴Paroles alarmantes : « il fait mal », « j'ai peur quand il/elle arrive », « je ne veux pas rentrer ».
  • 🔄Paroles suivies de rétractations : l'enfant dit quelque chose de grave, puis minimise : « ce n'est pas si pire », « j'ai exagéré ».
  • 😞Discours très culpabilisé : « c'est de ma faute s'il se fâche », « si j'étais meilleur, ça irait mieux ».
  • 🤐Silence inhabituellement total sur la maison ou sur un parent — quand les enfants ne parlent jamais de chez eux, c'est aussi un signal.
À quoi sert cette liste ?

Si tu reconnais plusieurs de ces signes chez un enfant, ce n'est pas une preuve juridique — mais c'est un signal pour prendre au sérieux ce qu'il vit et questionner ce qui se passe dans la famille.

Cette liste peut aider des parents, des proches et des adultes à sortir de la phrase « ce n'est pas si grave, toutes les familles vivent ça » — et à voir que certains comportements sont des signes possibles de violence familiale qui méritent d'être explorés.

Quand la violence est connue mais peu prise en compte

🟢 Quand la violence est connue… mais peu prise en compte

📌 À retenir
Dans certaines situations, des adultes et des services savent qu'un enfant vit de la violence familiale — sans que des mesures suffisantes soient prises. Pour l'enfant, ce n'est pas seulement la violence qui fait mal : c'est aussi le fait de rester non protégé alors que des grands savent ce qui se passe.

🟡 Quand on recadre la violence en « conflit »

  • 🗣️Des parents décrivent des menaces, des insultes, du contrôle, des coups — mais le tout est recadré en « chicanes de couple », « séparation difficile », « conflit parental ».
  • 🤝On invite à « communiquer mieux », à « travailler la coparentalité » — sans nommer clairement qu'il s'agit de violence familiale et que les enfants en subissent les conséquences.
  • 😰Les enfants continuent à vivre dans un climat de peur et d'instabilité, même après des rencontres, des consultations ou des signalements.

⚠️ Quand la non-intervention devient un manquement

  • 🏛️Lorsque des adultes ou des services ont connaissance de violences importantes, minimiser ou banaliser ces faits peut devenir un manquement au devoir de protection.
  • 🔇Ne pas intervenir, ou intervenir en réduisant la violence à un « conflit », ce n'est pas neutre : cela laisse l'enfant seul avec une situation dangereuse.
  • 🔁Ce n'est pas une question d'accuser des personnes, mais de nommer une réalité systémique : tant que la violence conjugale n'est pas reconnue comme une violence faite aux enfants, les réponses de protection resteront insuffisantes.
🧩
Ce que cette page invite à faire
  • 👨‍👩‍👧Voir la violence conjugale comme de la violence familiale dès qu'il y a des enfants — et non comme un problème privé entre adultes.
  • 👁️Prendre au sérieux les signaux que les enfants montrent dans leur corps, leurs comportements et leurs paroles, au lieu de les expliquer par le « caractère » ou la « séparation ».
  • Considérer que ne rien faire face à une violence familiale connue, c'est aussi une décision qui a des conséquences sur la sécurité et le développement des enfants.
  • ⚖️Reconnaître que, dès qu'il y a des enfants, la violence conjugale n'est jamais « juste » un conflit entre adultes — elle appelle un devoir de protection plutôt qu'une banalisation.

Ressources au Québec

Pour les enfants et les familles

DPJ — Direction de la protection de la jeunesse 24h/7j
1 800 422-9703 — Signalement gratuit, possible anonymement. Le signalement ne signifie pas retirer l’enfant de sa famille.
ciusss-capitalenationale.gouv.qc.ca — DPJ
Tel-Jeunes — Soutien pour les jeunes 24h/7j
1 800 263-2266 — Écoute, soutien et orientation pour les enfants, adolescents et jeunes adultes.
teljeunes.com
Ordre des travailleurs sociaux et thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (OTSTCFQ)
Répertoire pour trouver un(e) travailleur(se) social·e ou thérapeute familial(e) qualifié(e) dans toutes les régions du Québec.
otstcfq.org — Trouver un professionnel
 

Pour les aîné(e)s et les personnes en situation de vulnérabilité

Ligne LAMAA — Aide Maltraitance Adultes Aînés 24h/7j
1 888 489-2287 — Ligne spécialisée pour les personnes aînées ou vulnérables victimes de maltraitance, et pour toute personne témoin d’une telle situation.
quebec.ca — Ligne LAMAA
Curateur public du Québec — Protection des personnes inaptes ou vulnérables
1 800 363-9020 — Mandat de protection, tutelle, curatelle — défense des droits des personnes en situation de vulnérabilité.
curateur.gouv.qc.ca
SOS Violence conjugale — couvre aussi la violence familiale 24h/7j
1 800 363-9010 — Téléphone, texto et clavardage. Soutien et orientation pour toutes les formes de violence en contexte familial.
sosviolenceconjugale.ca

 

Pour les auteurs de violence qui veulent changer

Programme OPTION — Aide aux hommes ayant des comportements violents
Programme d’intervention spécialisé pour les hommes qui veulent mettre fin à leurs comportements violents — en contexte conjugal et familial.
option.org — Programme OPTION
Maisons Oxygène — Pères en difficulté et leurs enfants
Hébergement et soutien pour les pères en situation de crise ou de difficulté parentale, avec leurs enfants — alternative à la rupture familiale.
maisonoxygene.com — Maisons Oxygène

Références et lectures complémentaires

⚖️ Lois et cadres légaux

 

Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) — Québec Loi

Protège tout enfant dont la sécurité ou le développement est compromis. Oblige tout citoyen ayant des motifs raisonnables de signaler à la DPJ — y compris les professionnel·les tenus au secret professionnel. Modifiée en 2023 par le Projet de loi no 15.
legisquebec.gouv.qc.ca — LPJ

 
Code criminel du Canada — Article 43 — Défense de correction raisonnable Fédéral
Disposition contestée permettant une défense aux châtiments corporels par les parents. Régulièrement critiquée par les organisations pédiatriques et de protection de l’enfance. Son abolition est demandée depuis 2024.
laws-lois.justice.gc.ca — Art. 43 Code criminel
 
Loi sur l’instruction publique du Québec — Interdiction des châtiments corporels Québec
Interdit toute forme de châtiment corporel dans les établissements d’enseignement québécois.
legisquebec.gouv.qc.ca — Loi sur l’instruction publique
 
Loi visant à lutter contre la maltraitance envers les aînés et toute autre personne majeure en situation de vulnérabilité (Loi 101) — Québec Québec
Crée des obligations de signalement pour les employé·es d’établissements gouvernementaux. Criminalise la maltraitance envers les personnes aînées et vulnérables.
legisquebec.gouv.qc.ca — Loi 101 · quebec.ca — Maltraitance aîné·es
 

📊 Données et recherche

 
INSPQ — Violence familiale au Québec : portrait statistique
Données de prévalence — 1 enfant sur 5 exposé à la violence dans son milieu familial au cours de sa vie. Portrait québécois des violences déclarées.
inspq.qc.ca — Statistiques violence conjugale et familiale · inspq.qc.ca — Maltraitance aîné·es
 
Institut de la statistique du Québec (ISQ) — Enquête québécoise sur la santé de la population et enquêtes sur les enfants
Données sur l’exposition des enfants à la violence familiale, les facteurs de risque et les formes de négligence.
statistique.quebec.ca — Violence et négligence familiales, enfants 2024
 
DPJ — Bilan annuel des directrices et directeurs de la protection de la jeunesse 2023-2024
Données sur les signalements — dont la négligence comme forme la plus répandue de maltraitance, et l’exposition à la violence conjugale comme motif principal.
ciusss-capitalenationale.gouv.qc.ca — Bilan DPJ 2024
 
Bowlby, J. — Théorie de l’attachement / Recherche sur la transmission intergénérationnelle de la violence
Les schémas d’attachement insécures formés dans l’enfance influencent les relations adultes. L’exposition à la violence dans la famille d’origine est le principal facteur de risque documenté de violence à l’âge adulte — mais ce n’est pas une fatalité.
inspq.qc.ca — Conséquences sur la santé et le développement des enfants (PDF)
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