Quand le soin cause du tort
Ces violences ne disent pas que le système de santé est mauvais, ni que tous les professionnel·les les commettent. Elles montrent que des rapports de pouvoir et des angles morts dans la formation peuvent blesser des personnes, souvent en toute bonne foi. Les nommer, c’est la première étape pour transformer les pratiques et renforcer la sécurité des patientes.
La violence médicale regroupe l’ensemble des actes, comportements, omissions ou pratiques commis par des professionnels(les) de la santé.
Ils portent atteinte à la dignité, à l’intégrité, à l’autonomie ou à la sécurité d’une personne dans le cadre d’un soin.
Pourquoi parler de violence médicale en contexte de violence conjugale ?
Les victimes de violence conjugale croisent souvent le système de santé : urgences, consultations, suivis gynécologiques, grossesses, santé mentale. Pour certaines, c'est le premier — voire le seul — endroit où quelqu'un pourrait reconnaître et nommer ce qu'elles vivent.
Quand ce système échoue à protéger, à dépister ou à respecter, il ne commet pas seulement une erreur médicale. Il prolonge la violence et renforce l'isolement.
Formes particulièrement nocives en contexte de violence conjugale
- 🔍 Absence de dépistage — ou présence non questionnée de l'agresseur lors des consultations, empêchant toute confidence ou révélation.
- 🧠 Minimisation, pathologisation ou gaslighting — les symptômes liés au trauma sont traités comme des troubles individuels sans jamais en identifier la source.
- 🩺 Violences gynécologiques et obstétricales — interventions sans consentement éclairé, douleur niée, décisions prises sur le corps de la patiente sans son accord.
- 🔐 Violations du secret professionnel — informations partagées avec l'agresseur, accès non restreint au dossier médical après une séparation.
- 🔄 Traitement des symptômes sans aborder la cause — prescrire sans poser les bonnes questions, c'est soigner la blessure sans voir la main qui frappe.
La professeure Sylvie Lévesque (UQAM) a recueilli les témoignages de 1 600 personnes au Québec sur leurs expériences de soins gynécologiques ou obstétricaux. Ses recherches identifient cinq formes principales de violence médicale :
- La négligence
- La violence physique
- La violence verbale et psychologique
- La violence sexuelle sous forme médicale
- Le déni de soins
Ces formes de violence ne sont pas rares ni anecdotiques — elles sont systémiques et évitables.
🌸 Violence gynécologique et obstétricale (VGO)
🔍 Ce que ça donne concrètement
- 🚫Gestes invasifs pratiqués sans explication ni consentement clair, même face à un refus ou une détresse visible.
- 😶Douleur niée ou minimisée — « c'est normal, arrêtez de faire des histoires » — sans chercher à ajuster l'intervention.
- 💬Commentaires culpabilisants sur le corps, la sexualité, la grossesse ou les choix de maternité de la patiente.
- ⏩Procédures effectuées rapidement sans laisser à la patiente le temps de comprendre, de consentir ou de se préparer.
⚠️ Pourquoi c'est une violence structurelle
- 🔁Le système de santé reproduit les dynamiques de la violence conjugale : le corps est à nouveau utilisé ou jugé sans consentement réel.
- 🧠Pour une personne qui a subi des violences, ces pratiques confirment que sa parole ne compte pas et que son corps n'appartient pas à elle.
- 🏥Ce lieu censé protéger devient un lieu de revictimisation — renforçant l'isolement et la méfiance envers les services d'aide.
- 📊La professeure Sylvie Lévesque (UQAM) a documenté ces situations auprès de 1 600 personnes au Québec : elles sont systémiques, pas exceptionnelles.
💬 Exemple type
- 🗣️Une patiente signale avoir vécu une agression sexuelle et demande un examen le plus doux possible.
- ❌Le personnel ne tient pas compte de cette information et impose des gestes rapides sans ajustement.
- 😔Des commentaires sont faits sur sa « tension », sans chercher à la rassurer ni à adapter la procédure.
- 🔒Elle ne dispose d'aucune marge de manœuvre pendant l'examen — ni pause possible, ni parole entendue.
Ce type de violence est amplifiée pour les victimes de violence conjugale ou sexuelle, dont le corps porte un historique de violation qui n’est pas toujours connu du personnel soignant.
🔎 Non‑dépistage de la violence conjugale
🔍 Ce que ça donne concrètement
- 🏥Consultations répétées pour blessures, douleurs, anxiété ou troubles du sommeil sans qu'on demande si quelqu'un fait du mal à la personne.
- 🚑Passages à l'urgence avec des explications qui « ne collent pas » — chutes, accidents domestiques — sans qu'on explore la possibilité de violence.
- 👤Présence de l'agresseur pendant la consultation, non questionnée, rendant toute confidence impossible.
- 📋Dossier refermé sur un diagnostic médical partiel, sans noter le contexte social ou familial qui expliquerait les symptômes.
⚠️ Pourquoi c'est une violence structurelle
- 🔇Ne pas poser la question laisse la victime seule avec la charge de nommer la violence, dans un contexte où elle peut avoir peur, honte ou être surveillée.
- 📉Cela envoie le message que la violence conjugale n'est pas un enjeu de santé prioritaire — alors que ses conséquences physiques et psychologiques sont majeures.
- ⏳Chaque consultation manquée est une occasion ratée d'intervenir. Les victimes décrivent souvent ces moments comme « la porte qui ne s'est jamais ouverte ».
- 📊Moins de 30 % des victimes rapportent que leur médecin leur a posé des questions directes sur leur sécurité à la maison (INSPQ, données documentées).
💬 Exemple type
- 🚪Une femme se présente à l'urgence avec des ecchymoses et un récit flou de « chute dans l'escalier ».
- 👥Son conjoint est présent dans la salle. Personne ne cherche à la voir seule, même brièvement.
- ❓Aucun soignant ne lui demande si quelqu'un l'a frappée ou si elle se sent en sécurité à la maison.
- 📁Le dossier se referme sur « accident domestique ». C'est la troisième visite en six mois pour des blessures similaires.
Selon l’INSPQ, les professionnels de la santé sont en position idéale pour dépister la violence conjugale, mais moins de 30 % des victimes rapportent que leur médecin leur a posé des questions directes sur leur situation. Le dépistage systématique est pourtant recommandé par les guides de pratique clinique canadiens (SOGC, 2016).
🧠 Gaslighting médical / pathologisation du trauma
🔍 Ce que ça donne concrètement
- 😶Douleurs chroniques, troubles du sommeil, crises d'angoisse étiquetés « stress », « anxiété » ou « trouble de personnalité » sans exploration de la violence conjugale.
- 💊Prescriptions répétées d'anxiolytiques ou d'antidépresseurs sans poser la question : « Est-ce que quelqu'un vous fait du mal ? »
- 🗣️Formulations qui minimisent : « Vous êtes très sensible », « C'est dans la tête », « Vous devez apprendre à gérer votre anxiété ».
- 📁Dossier médical alourdi de diagnostics psychiatriques secondaires alors que la cause primaire — la violence — n'a jamais été consignée.
⚠️ Pourquoi c'est une violence structurelle
- 🔄La violence est invisibilisée : tout devient « le problème » de la patiente, qui se retrouve seule à croire qu'elle est défaillante ou malade.
- 🏛️Le système médical reproduit le discours de l'agresseur, qui lui répète déjà qu'elle « exagère » ou qu'elle est « instable ».
- 🔒En se focalisant sur le comportement plutôt que sur le contexte de danger, on maintient la personne dans la relation violente.
- 📊Ce biais est documenté : les femmes sont significativement plus souvent orientées vers la psychiatrie que les hommes présentant les mêmes symptômes physiques.
💬 Exemple type
- 🌀Une femme consulte pour des crises de panique, des cauchemars et des douleurs diffuses inexpliquées.
- 📋On lui prescrit un antidépresseur et on suggère qu'elle « gère mal le stress ». Un suivi en psychologie lui est proposé pour « travailler sur ses émotions ».
- ❓Personne ne lui demande si elle se sent en sécurité avec son conjoint.
- 🔁Deux ans plus tard, elle consulte encore. Le dossier parle de « trouble anxieux chronique ». La violence conjugale n'y figure nulle part.
Au Québec, le gouvernement reconnaît que la recherche médicale sur la santé des femmes accuse un retard considérable et que les stéréotypes sexuels peuvent influencer le diagnostic. Ce biais est documenté, mesurable, et évitable.
🚪 Présence non contestée de l'agresseur
🔍 Ce que ça donne concrètement
- 🗣️L'accompagnateur répond à la majorité des questions, minimise ou corrige les propos de la patiente : « Elle exagère », « Elle est anxieuse de nature ».
- 👁️La patiente ne reçoit jamais la question sur la violence, parce qu'aucun moment n'est prévu pour lui parler en privé.
- 📋L'examen physique se déroule en présence du conjoint — la patiente ne peut signaler ni douleur ni blessure librement.
- 💊Dans les cas de contrôle coercitif sévère, l'agresseur gère les médicaments, les rendez-vous et les informations de santé à la place de la victime.
⚠️ Pourquoi c'est une violence structurelle
- 🏛️Le système de soins entérine de fait le contrôle de l'agresseur sur la parole de la patiente, et lui offre un espace supplémentaire pour surveiller ce qu'elle révèle.
- 🔇L'absence de protocole d'entretien privé n'est pas un oubli anodin : c'est une norme institutionnelle qui protège l'agresseur, pas la victime.
- 📉Même quand le soignant perçoit un malaise, l'absence de formation sur les signes de contrôle coercitif empêche une intervention adaptée.
- 🔁Ce schéma se répète à chaque consultation : chaque visite est une occasion manquée, et la victime apprend qu'elle ne peut pas parler dans cet espace.
💬 Exemple type
- 🚶Une femme consulte avec son conjoint. Il répond à toutes les questions et reste dans la salle pendant l'examen.
- 😶Quand le médecin lui demande si elle dort bien, c'est lui qui répond : « Elle est très anxieuse, mais ça va. »
- ❓Personne ne lui propose de rester seule quelques minutes avec le médecin ou l'infirmière.
- 📁Elle repart sans avoir pu nommer ce qu'elle vit. Le dossier note : « Patiente anxieuse, accompagnée de son conjoint. »
♻️ Revictimisation institutionnelle en contexte de soins
🔍 Ce que ça donne concrètement
- ❓Questions intrusives posées sans préparation ni explication : « Pourquoi vous êtes restée ? », « Pourquoi vous n'avez pas dénoncé plus tôt ? »
- 😶Ton accusateur ou sceptique, commentaires sur les choix de vie, la sexualité ou la parentalité de la patiente.
- 🔁Demandes répétées de réexpliquer un récit de violence à plusieurs professionnel·les, sans fil conducteur ni explication claire.
- ⏳Longues attentes, examens répétés, changements de soignant·es sans information — dans un contexte déjà éprouvant.
⚠️ Pourquoi c'est une violence structurelle
- 🏛️Le système censé réparer et protéger devient un lieu où la personne se sent à nouveau jugée, mise à l'épreuve ou contrôlée.
- 🔇Cela renforce l'isolement et la méfiance envers les institutions — exactement ce que l'agresseur a construit.
- 🚪La revictimisation peut entraîner l'évitement des soins ou la non-adhésion aux traitements, avec des conséquences graves sur la santé.
- 📉Chaque mauvaise expérience réduit la probabilité que la victime cherche de l'aide à nouveau — en soins comme en services sociaux.
💬 Exemple type
- 🩺Une femme consulte pour des douleurs pelviennes et des flashbacks. Elle doit raconter son histoire à plusieurs personnes.
- 😔Elle se heurte à : « Pourquoi vous ne l'avez pas quitté plus tôt ? » Elle ressort avec l'impression d'avoir été interrogée plutôt qu'accompagnée.
- 💬Lors d'un autre épisode, un professionnel parle de « conflits de couple » et suggère qu'elle devrait « mieux choisir ses partenaires ».
- 🔄Ces remarques reproduisent les mécanismes de culpabilisation déjà présents dans la relation violente — le soin devient un prolongement du trauma.
🔐 Secret professionnel et confidentialité non respectés
🔍 Ce que ça donne concrètement
- 📞Un·e professionnel·le appelle un proche ou le conjoint pour « clarifier la situation », révélant des éléments du récit de violence sans vérifier si cela met la personne en danger.
- 👥Des employé·es consultent le dossier d'une victime par curiosité, ou évoquent son histoire dans des espaces où d'autres peuvent entendre.
- 📋Un signalement est fait à la police ou aux services sociaux sans expliquer clairement à la victime ce qui sera transmis, ni les conséquences possibles.
- 🔓Des informations sur la localisation ou la situation d'une personne protégée circulent dans l'établissement sans protocole de sécurité.
⚠️ Pourquoi c'est une violence structurelle
- 🏛️Le système de santé détient un pouvoir énorme sur les informations. Quand ce pouvoir est mal utilisé, la personne perd le contrôle sur qui sait quoi.
- ⚡Les bris de confidentialité peuvent entraîner des représailles de l'agresseur, la perte de logement ou de garde d'enfants.
- 🚪Chaque bris rompt le lien de confiance avec le système de soins, rendant les futures demandes d'aide encore plus difficiles.
- 🔄L'absence de formation sur la sécurité informationnelle en contexte de violence conjugale est une lacune systémique, pas un oubli individuel.
💬 Exemple type
- 🏥Une femme cachée dans un lieu sécuritaire consulte à l'hôpital. Un employé accède à son dossier et mentionne sa présence à une autre personne de la communauté.
- 😨L'information revient aux oreilles de l'agresseur, qui se présente à l'hôpital et tente de la retrouver.
- 📢Dans un autre cas, un signalement est fait sans préavis. La victime apprend l'existence d'un rapport de police en recevant une convocation.
- 💔Elle ne consulte plus ce service. La perte de confiance devient elle-même un obstacle aux soins pour les années suivantes.
💊 Refus de soins et surmédication en contexte de vulnérabilité
🚫 Refus de soins : ce que ça donne
- 📁Dossiers fermés trop vite, renvois répétés vers des services surchargés ou l'urgence, sous prétexte que la personne « ne suit pas les recommandations ».
- 🙈Refus d'investiguer des symptômes sérieux — douleurs, saignements, troubles psychiques — en invoquant qu'elle « dramatise » ou est « toujours dans des crises ».
- 🔁Orientation systématique vers des lignes téléphoniques générales ou des ressources inadaptées, sans véritable prise en charge du risque physique.
- ⚡Ces refus sont souvent amplifiés par d'autres facteurs : race, statut migratoire, handicap, itinérance, usage de substances.
💉 Surmédication : ce que ça donne
- 💊Prescription rapide de psychotropes — anxiolytiques, antidépresseurs, neuroleptiques — pour faire taire les symptômes, sans travail sur le contexte de violence.
- 📈Accumulation de traitements qui s'ajoutent sans revue globale du dossier, augmentant les effets secondaires et la dépendance sans améliorer la sécurité.
- 🔇Aucune coordination avec des ressources spécialisées en violence conjugale — le médicament remplace l'écoute et le plan de sécurité.
- 🏛️La surmédication peut aussi être un outil de contrôle : l'agresseur gère les médicaments et utilise la dépendance de la victime à son avantage.
💬 Exemples types
- 🩺Une femme consulte pour douleurs, grande fatigue et attaques de panique. On lui prescrit plusieurs médicaments pour « stabiliser son humeur », mais son récit de violence est minimisé.
- 📋Aucun plan de sécurité ni référence vers des services spécialisés n'est proposé. La violence n'est jamais nommée dans le dossier.
- 🚪Une autre patiente se fait refuser une investigation complète pour des symptômes sérieux : « Elle vient souvent à l'urgence pour des problèmes relationnels. »
- 🔄Renvoyée vers une ligne téléphonique, elle ne rappelle pas. Deux mois plus tard, elle revient en crise — le risque n'avait jamais été pris au sérieux.
Ce qui commence à changer au Québec
Des initiatives concrètes émergent pour réduire les violences médicales et améliorer la qualité des soins offerts aux victimes de violence conjugale. Ces avancées sont récentes, souvent encore inégales selon les régions — mais elles existent.
Initiatives en cours
- 🏛️ Stratégie gouvernementale intégrée 2022-2027 — L'axe 2 inclut explicitement l'intervention médicale auprès des victimes de violence conjugale.
- 🚑 Protocole de dépistage aux urgences — Déployé dans plusieurs CISSS/CIUSSS, ce protocole d'évaluation de la violence conjugale reste encore non uniforme d'un établissement à l'autre.
- 📋 Charte des soins gynécologiques et obstétricaux — En cours d'élaboration par la professeure Sylvie Lévesque (UQAM) et un groupe de chercheuses canadiennes (2025).
- 🏥 Centres désignés pour victimes d'agression sexuelle — Des équipes spécialisées offrent des soins médicaux et psychologiques adaptés aux personnes victimes de violence.
- 📚 Formation des professionnel·les de la santé — L'OIIQ recommande le dépistage systématique de la violence conjugale comme pratique de soins de base pour les infirmières et infirmiers.
Toute patiente au Québec a le droit de porter plainte pour des soins qu'elle juge inadéquats ou irrespectueux. La démarche est gratuite, confidentielle, et n'affecte pas la qualité des soins reçus par la suite.
- 📝 Commissaire aux plaintes et à la qualité des services — Chaque CISSS/CIUSSS dispose d'un·e commissaire. C'est le premier recours pour toute insatisfaction liée à un établissement de santé.
- 🩺 Collège des médecins du Québec (CMQ) — Pour une plainte concernant un médecin spécifique. Le CMQ peut ouvrir une enquête déontologique.
- 👩⚕️ Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) — Pour une plainte concernant une infirmière ou un infirmier.
- 🛡️ Protecteur du citoyen — Si les recours internes à l'établissement ont été épuisés sans résultat satisfaisant, le Protecteur du citoyen peut intervenir.
4. Ressources
SOS Violence conjugale — 1 800 363-9010 (24h/7j) — https://sosviolenceconjugale.ca/fr
Info-aide violence sexuelle — 1 888 933-9007 (24h/7j) — https://www.quebec.ca/famille-et-soutien-aux-personnes/violences/aide-ressources
Commissaire aux plaintes — trouver le bon commissaire selon sa région — https://www.cisss-lanaudiere.gouv.qc.ca/services-a-la-population/commissaire-aux-plaintes
Collège des médecins du Québec — portail de plainte — https://www.cmq.org/fr/public-and-patients/make-a-complaint
Stop VOG — Collectif du 28 mai contre les violences obstétricales et gynécologiques — https://stopvog.org
Regroupement Naissance-Renaissance — droits lors d’un accouchement — https://www.naissancerenaissanceqc.com
CALACS — Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (toutes régions) — https://rqcalacs.qc.ca
Protecteur du citoyen — plainte sur les services publics de santé — https://protecteurducitoyen.qc.ca
Toutes les sources ont été vérifiées en mars 2026.
Médias et témoignages
- Radio-Canada (2022) – Violences gynécologiques : des femmes se disent « prisonnières de la table d'examen »
- Radio-Canada (2022) – Violences gynécologiques : « J'avais l'impression d'avoir été torturée »
- Radio-Canada (2025) – Une charte pour protéger les femmes contre la violence obstétricale et gynécologique
- Fédération des femmes du Québec – Violences gynécologiques et obstétricales – appel aux témoignages
- La Presse (2025) – Violence obstétricale et gynécologique : une charte canadienne pour protéger les femmes
Recherche, analyses et organismes spécialisés
- ACAT Canada – Violences obstétricales et gynécologiques
- UQAM (2023) – Expériences de violences gynécologiques et obstétricales au Québec (étude qualitative)
- INRS (2020) – « J'avais l'impression de n'avoir aucun contrôle » : qu'est-ce que la violence obstétricale ?
- Lévesque, S. (UQAM) – Projet de recherche sur les soins gynécologiques irrespectueux au Québec, cité dans : Violence gynécologique et obstétricale – charte canadienne
- Regroupement Naissance-Renaissance – Stop VOG (violences obstétricales et gynécologiques)
- Collectif du 28 mai – Stop violences obstétricales et gynécologiques au Québec
- INSPQ – Ressources pour les victimes de violence conjugale : soins d'urgence et suivi médical
- Fédération des maisons d'hébergement pour femmes (FMHF) – Ressources et droits des victimes
Droits, recours et mécanismes de plainte
- Collège des médecins du Québec – Code de déontologie des médecins
- Gouvernement du Québec – Loi sur les services de santé et les services sociaux (LSSSS), art. 10–12 (consentement)
- Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE) – Droits des patients au Québec
- Commissaire aux plaintes et à la qualité des services (CISSS/CIUSSS) – Déposer une plainte sur la qualité des soins et services
- Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) – Outils et lignes directrices sur le dépistage de la violence conjugale
- SOS violence conjugale – Ligne d'aide 24/7 (1 800 363‑9010)
