Situations vécues — Enfants exposés à la violence conjugale
Un enfant qui n'a pas été touché n'est pas un enfant qui n'a pas été blessé.
Ces situations sont inspirées de témoignages réels documentés par des organismes québécois spécialisés. Les prénoms sont fictifs. Elles illustrent la diversité des formes que peut prendre la violence vécue par les enfants dans un contexte de violence conjugale — de la naissance jusqu'à l'âge adulte.
Rappel : Un enfant qui n'a pas été touché n'est pas un enfant qui n'a pas été blessé. L'exposition à la violence conjugale est reconnue par la Loi sur la protection de la jeunesse comme un risque pour la sécurité et le développement de l'enfant. En 2023-2024, cela représentait 12,5 % de tous les signalements reçus à la DPJ — soit près de 50 signalements par jour au Québec. Aucune de ces situations n'est de la faute de l'enfant.
Situations illustrant les enfants témoins directs de la violence
🌙 Les nuits où tout le monde fait semblant de dormir (violence psychologique et verbale)
Contexte
- Léa, 7 ans, et Louis, 10 ans, entendent les disputes de leurs parents depuis qu'ils ont la mémoire.
- Les nuits sont les pires : voix qui monte, cris, pleurs étouffés de leur mère.
- Le lendemain matin, tout le monde fait semblant que rien ne s'est passé.
Déroulement
- Léa se glisse sous ses couvertures et se bouche les oreilles. Louis reste à la porte de sa chambre, prêt à intervenir.
- À l'école, Louis est distrait. Sa maîtresse note des baisses de performance depuis un an.
- Léa ne parle plus beaucoup dans la cour. Elle observe. Elle surveille. Elle est aux aguets — tout le temps.
Conséquences
- Aucun professionnel n'a encore fait le lien entre ce qu'ils vivent à la maison et ce qu'on observe à l'école.
- La mère contacte finalement SOS Violence conjugale après une nuit particulièrement difficile.
- Un suivi est mis en place pour les enfants et pour la mère.
Ce que ça illustre : L'hypervigilance est l'une des conséquences les plus documentées chez les enfants exposés à la violence conjugale. Être constamment aux aguets est une réponse de survie — pas un trait de caractère. Elle peut se manifester différemment selon les enfants (intervention vs retrait), mais elle est présente dans les deux cas. Ressource : DPJ — 1 800 422-9703 │ SOS Violence conjugale — 1 800 363-9010
🛡️ L'enfant qui protège (intervention dangereuse)
Contexte
- Zachary, 9 ans, entend régulièrement les disputes de ses parents.
- Un soir, il sort de sa chambre et se place entre ses parents pour que ça s'arrête.
- Son père, interrompu, s'en va claquer la porte d'entrée.
Déroulement
- Zachary a l'impression d'avoir « sauvé » sa mère — une responsabilité qui ne lui appartient pas.
- Depuis, il ne sort plus de sa chambre sans surveiller d'abord. Il a du mal à dormir.
- Le jour de la fête des pères à l'école, il refuse de faire le bricolage. Il dit que ça « ne sert à rien ».
Conséquences
- Sa mère, accompagnée d'une intervenante, apprend à lui dire qu'il n'a pas à la protéger.
- Zachary bénéficie d'un suivi en psychologie pour enfants exposés à la violence conjugale.
- Il retrouve progressivement sa place d'enfant.
Ce que ça illustre : Certains enfants tentent d'intervenir pour protéger leur parent victime. Cette tentative peut les mettre physiquement en danger et leur impose une responsabilité d'adulte qui ne leur appartient pas. Le travail avec une intervenante jeunesse permet de lui rendre sa place d'enfant. Ressource : DPJ — 1 800 422-9703 │ Tel-Jeunes — 1 800 263-2266
👶 L'enfant présent sans être vu (nourrisson exposé)
Contexte
- Inès a 4 mois. Elle est dans son siège de bébé dans le salon quand la dispute éclate.
- Ses parents crient. Des objets tombent. Inès pleure — d'abord doucement, puis fort.
- Personne ne vient.
Déroulement
- Au bout de vingt minutes, sa mère la prend dans ses bras, en larmes, et la serre trop fort peut-être, sans le vouloir.
- Inès ne se souvient pas de cette soirée. Elle n'a pas de mots pour la décrire.
- Mais son système nerveux, lui, se souvient.
Conséquences
- La mère est orientée vers une maison d'hébergement avec son bébé.
- Un suivi en périnatalité et une intervention précoce sont mis en place pour Inès.
- La mère bénéficie d'un soutien pour reconstruire un lien sécuritaire avec son enfant.
Ce que ça illustre : La mère biologique de 12 % des enfants de 6 mois à 5 ans a subi de la violence durant la période périnatale. Les nourrissons exposés de façon répétée à des épisodes de violence développent des réponses de stress chroniques qui affectent le développement neurologique précoce. L'intervention précoce est documentée comme l'une des plus efficaces. Ressource : SOS Violence conjugale — 1 800 363-9010 │ Maisons d'hébergement — maisons-femmes.qc.ca
Situations illustrant les impacts émotionnels et comportementaux
🤢 Le corps qui dit ce que les mots ne peuvent pas (somatisation)
Contexte
- Depuis que ses parents se disputent de plus en plus souvent, Maya, 6 ans, a commencé à avoir des maux de ventre presque tous les matins.
- Elle vomit parfois. Le médecin ne trouve rien. Les examens sont normaux.
- Le médecin parle d'« anxiété de séparation » sans poser de questions sur ce qui se passe à la maison.
Déroulement
- Maya a développé un lien physiologique entre l'insécurité ressentie et des symptômes physiques réels.
- Quand la tension monte à la maison la veille, ses maux de ventre le lendemain matin sont invariablement plus forts.
- Sa mère finit par faire le lien elle-même.
Conséquences
- Sa mère demande à voir une psychologue pour Maya.
- Le lien entre les symptômes physiques et l'exposition à la violence conjugale est établi en thérapie.
- La mère est également orientée vers des ressources pour elle-même.
Ce que ça illustre : Les symptômes physiques — maux de ventre, maux de tête, troubles du sommeil, énurésie — sont des manifestations somatiques documentées chez les enfants exposés à la violence conjugale. Ils sont souvent traités comme des problèmes médicaux isolés, sans que le lien avec le contexte familial soit fait. Ressource : Info-Social — 811 │ SOS Violence conjugale — 1 800 363-9010
💥 La rage qui n'a pas de nom (troubles du comportement externalisés)
Contexte
- Thomas, 8 ans, est connu à l'école comme « le difficile ». Il frappe ses camarades, renverse des chaises, défie les autorités.
- Son dossier disciplinaire s'épaissit. Il a été suspendu deux fois.
- Ce que la direction ne sait pas, c'est que Thomas grandit dans un foyer marqué par la violence quotidienne.
Déroulement
- Thomas n'a jamais vu les conflits se résoudre autrement que par la force ou la domination.
- L'école lui apprend des règles qu'il n'a jamais observées à la maison.
- La psychoéducatrice qui le prend enfin en charge comprend, après deux entretiens avec la mère, ce qui se passe réellement.
Conséquences
- Thomas est suivi en psychoéducation avec une approche trauma-informée.
- La mère est accompagnée vers des ressources en violence conjugale.
- Le comportement de Thomas s'améliore significativement une fois la source de stress reconnue et traitée.
Ce que ça illustre : Les troubles du comportement externalisés — agressivité, impulsivité, défiance — sont parmi les conséquences les plus documentées chez les garçons exposés à la violence conjugale. Ils sont aussi parmi les plus mal interprétés : traités comme des problèmes de discipline, ils masquent une détresse profonde. Ressource : DPJ — 1 800 422-9703 │ Tel-Jeunes — 1 800 263-2266
🤐 Le silence qui pèse (repli sur soi et dépression)
Contexte
- Avant, Camille, 11 ans, était la première à lever la main en classe — curieuse, bavarde, elle organisait des jeux dans la cour.
- Depuis quelques mois, ses enseignantes notent qu'elle est « absente ». Elle ne parle plus, reste seule sur un banc.
- Sa mère vit une relation de plus en plus contrôlante avec son conjoint.
Déroulement
- Camille entend les disputes. Elle voit sa mère pleurer, s'effacer, marcher sur des œufs.
- Elle intègre progressivement que sa propre voix — ses opinions, ses désirs — n'a pas de place.
- Elle commence à appliquer ce modèle à elle-même. Elle disparaît doucement.
Conséquences
- Une enseignante qui la connaît bien depuis le primaire s'inquiète et alerte la psychologue scolaire.
- Un suivi est mis en place pour Camille. La mère est orientée vers SOS Violence conjugale.
- Camille reprend progressivement confiance en sa propre voix.
Ce que ça illustre : Les comportements internalisés — retrait, isolement, dépression, effacement de soi — sont particulièrement fréquents chez les filles exposées à la violence conjugale. Contrairement aux comportements externalisés, ils ne dérangent pas — et signalent une souffrance silencieuse qui mérite autant d'attention. Ressource : SOS Violence conjugale — 1 800 363-9010 │ Tel-Jeunes — 1 800 263-2266
⚠️ L'adolescent qui cherche une sortie (consommation et conduites à risque)
Contexte
- Alexis, 15 ans, fume du cannabis presque tous les jours depuis un an.
- Il rentre de plus en plus tard. Ses parents ont d'autres choses à gérer.
- Son beau-père a poussé sa mère dans les escaliers. Le lendemain matin, tout le monde se tait.
Déroulement
- Alexis ne consomme pas pour s'amuser. Il consomme pour faire taire quelque chose.
- Ce quelque chose, c'est l'image de sa mère dans l'escalier — le silence du lendemain.
- C'est aussi le sentiment de n'avoir rien pu faire, de ne pas compter.
Conséquences
- Un travailleur de rue le rencontre dans le quartier et établit un lien de confiance.
- Le lien entre sa consommation et ce qu'il vit à la maison est établi progressivement.
- Un suivi coordonné est mis en place pour lui et pour sa mère.
Ce que ça illustre : La présence de problèmes de comportements et la consommation de substances à l'adolescence sont documentées comme des conséquences fréquentes de l'exposition à la violence conjugale dans l'enfance — et comme des prédicteurs de violence dans les relations intimes à l'âge adulte. L'intervention précoce réduit significativement ce risque. Ressource : Tel-Jeunes — 1 800 263-2266 │ DPJ — 1 800 422-9703
Situations illustrant l'instrumentalisation et la violence post-séparation
📩 Le messager malgré lui (enfant instrumentalisé)
Contexte
- Depuis que ses parents sont séparés, Étienne, 9 ans, fait l'aller-retour entre deux maisons chaque semaine.
- Son père lui pose toujours des questions au retour de chez sa mère : « Qui est venu ? », « Qu'est-ce qu'elle a dit ? »
- Parfois, il lui demande de rapporter des messages ou des documents.
Déroulement
- Étienne ne veut pas répondre — mais il a peur de décevoir son père.
- Il se sent trahir sa mère à chaque fois qu'il parle.
- Il a commencé à avoir des cauchemars, des maux de ventre. Il dit qu'il ne veut plus aller chez son père — sans pouvoir expliquer pourquoi.
Conséquences
- Sa mère alerte la psychologue scolaire, qui organise une rencontre.
- La situation est documentée et présentée au tribunal de la famille.
- Le rôle de messager est formellement retiré à Étienne. Un encadrement des échanges est ordonné.
Ce que ça illustre : L'enfant utilisé comme messager, source d'information ou outil de surveillance de l'autre parent est une forme de violence post-séparation documentée. Elle ne laisse aucune trace visible, mais ses effets sur l'attachement, la confiance et l'identité de l'enfant sont réels et durables. Ressource : SOS Violence conjugale — 1 800 363-9010 │ DPJ — 1 800 422-9703
🚗 Les échanges de garde sous tension (violence post-séparation)
Contexte
- Chaque lundi et chaque vendredi, Clara, 7 ans, et Hugo, 5 ans, sont échangés dans un stationnement.
- Le père arrive en avance ou en retard — exprès, dit leur mère. Il stationne près de la voiture de la mère, la regarde, fait des commentaires devant les enfants.
- Clara s'est mise à pleurer à chaque échange. Hugo est devenu très silencieux.
Déroulement
- Clara s'accroche à sa mère quand c'est l'heure de partir avec son père. Elle s'accroche à son père quand c'est l'heure de partir avec sa mère.
- Elle ne sait pas à qui être loyale. Hugo attend juste que ça se passe.
- La mère documente chaque incident avec dates et descriptions.
Conséquences
- La mère présente la documentation à son avocate.
- Le tribunal ordonne l'utilisation d'un lieu d'échange neutre et supervisé.
- Les enfants cessent progressivement d'être exposés aux tensions des échanges.
Ce que ça illustre : Les échanges de garde sont documentés comme des moments à haut risque dans les situations de violence conjugale post-séparation. L'agresseur peut utiliser ces moments pour continuer d'exercer une intimidation — en présence des enfants. Les lieux d'échange neutres et supervisés sont recommandés pour les situations à haut risque. Ressource : SOS Violence conjugale — 1 800 363-9010 │ Justice Canada — justice.gc.ca
⚖️ L'enfant pris dans la guerre judiciaire (violence judiciaire par procuration)
Contexte
- Depuis que sa mère a quitté son père il y a dix-huit mois, Mathis, 10 ans, a rencontré trois évaluateurs et répondu à des questions dans deux entretiens officiels.
- Son père conteste tout — la garde, la pension, le choix de l'école.
- Chaque nouvelle procédure implique une nouvelle tension chez sa mère.
Déroulement
- Mathis ne veut qu'une chose : que ça s'arrête.
- Il a commencé à dire aux évaluateurs ce qu'il croit qu'ils veulent entendre — non pas parce qu'il ment, mais parce qu'il a appris que certaines réponses créent moins de problèmes.
- Il s'est mis en mode survie. Il n'est plus vraiment un enfant dans cette procédure.
Conséquences
- La mère est orientée vers un avocat spécialisé en violence post-séparation.
- Le tribunal est informé du contexte de violence conjugale sous-jacent et de l'impact sur les enfants.
- Le projet de loi C-16 (2025) vise à mieux reconnaître et encadrer les procédures judiciaires abusives.
Ce que ça illustre : La violence judiciaire — multiplication des requêtes sans fondement pour épuiser la victime — a des effets directs sur les enfants. Exposés à l'instabilité chronique et aux procédures répétées, ils développent des stratégies d'adaptation qui affectent leur développement identitaire et émotionnel. Ressource : CAVAC — cavac.qc.ca │ SOS Violence conjugale — 1 800 363-9010
🧒 La parentification — quand l'enfant devient le soutien du parent (rôle inversé)
Contexte
- Depuis que sa mère se reconstruit après des années de violence conjugale, Emma, 12 ans, est devenue son ancre.
- Quand sa mère pleure, Emma lui fait des câlins et lui dit que tout va bien aller.
- Emma refuse certaines activités parascolaires pour ne pas laisser sa mère seule trop longtemps.
Déroulement
- Elle n'est pas malheureuse. Elle aime sa mère. Mais elle ne sort plus vraiment avec ses amies.
- Elle a arrêté de parler de ses propres problèmes à l'école parce qu'en comparaison, ça lui semble « pas grave ».
- Sa propre vie intérieure s'efface doucement derrière celle de sa mère.
Conséquences
- La psychologue scolaire repère la dynamique et en parle à la mère.
- La mère, avec l'aide de son intervenante, apprend à accepter du soutien d'adultes plutôt que de sa fille.
- Emma retrouve progressivement sa place d'enfant.
Ce que ça illustre : La parentification est un phénomène documenté chez les enfants qui ont grandi dans un contexte de violence conjugale. L'enfant assume un rôle de soutien émotionnel pour le parent victime, au détriment de son propre développement. Ce rôle — aussi généreux soit-il — n'appartient pas à l'enfant. Ressource : Info-Social — 811 │ SOS Violence conjugale — 1 800 363-9010
Situations illustrant les impacts à l'adolescence et à l'âge adulte
🔁 La première relation amoureuse — et les schémas qui reviennent (reproduction intergénérationnelle)
Contexte
- Amélie, 17 ans. Son premier chum est possessif — il vérifie son téléphone, lui fait des scènes quand elle voit ses amies.
- Ses amies lui disent que c'est « peut-être pas sain ».
- Amélie trouve ça normal. C'est ce qu'elle a vu à la maison pendant 14 ans.
Déroulement
- L'amour, pour elle, a toujours ressemblé à quelque chose d'étouffant.
- Ce n'est pas qu'elle ne voit pas les signaux — c'est qu'ils ne lui font pas l'effet d'un signal d'alarme. Ils lui font l'effet de quelque chose de familier.
- Elle accepte des comportements qu'elle n'aurait jamais tolérés dans d'autres contextes.
Conséquences
- En parlant à une intervenante de son CLSC, un an plus tard, elle commence à nommer cette dynamique.
- Elle comprend qu'elle a le droit de choisir autrement.
- Elle entame un suivi pour explorer les liens entre son vécu d'enfance et ses choix amoureux.
Ce que ça illustre : Les enfants exposés à la violence conjugale intègrent des modèles relationnels qui influencent leurs propres choix amoureux. Ils ne sont pas condamnés à les reproduire — mais sans intervention et sans espace pour nommer et comprendre ce qu'ils ont vécu, le risque est documenté et réel. Ressource : Tel-Jeunes — 1 800 263-2266 │ Fondation Jeunes en tête — fondationjeunesentete.org
🧩 L'adulte qui cherche encore ses limites (séquelles à l'âge adulte)
Contexte
- Maxime, 28 ans, vient de rompre sa troisième relation en cinq ans.
- À chaque fois : « Je n'arrive pas à faire confiance. »
- Il a du mal à exprimer ses besoins sans se sentir coupable. Quand son partenaire hausse le ton, Maxime se ferme complètement — une réaction automatique qu'il ne comprend pas lui-même.
Déroulement
- Il sur-analyse les comportements de ses partenaires. Il anticipe les conflits là où il n'y en a pas encore.
- Ce n'est qu'en commençant une thérapie qu'il fait le lien avec son enfance dans un foyer marqué par la violence de son père envers sa mère.
- « Ce n'était pas à moi que ça se passait », disait-il. Il comprend maintenant que ce n'est pas vrai.
Conséquences
- Il était toujours convaincu qu'il n'avait pas été lui-même affecté, puisqu'il n'avait jamais été frappé.
- La thérapie lui permet de nommer ce qu'il a vécu et de reconstruire sa capacité à faire confiance.
- Il comprend qu'il n'est pas condamné à reproduire ce qu'il a vu.
Ce que ça illustre : Les séquelles de l'exposition à la violence conjugale dans l'enfance peuvent se manifester à l'âge adulte sous forme de difficultés relationnelles, d'hypervigilance, de troubles anxieux ou dépressifs — même chez des personnes qui n'ont jamais été directement victimes de violence physique. Le soutien thérapeutique est documenté comme transformateur, à tout âge. Ressource : Info-Social — 811 │ CAVAC — cavac.qc.ca
Nommer ce que tu as vécu, c'est déjà un acte de résistance.
Où obtenir de l'aide :
- DPJ — 1 800 422-9703 (24h/7j) — ciusss-capitalenationale.gouv.qc.ca
- Tel-Jeunes — 1 800 263-2266 (24h/7j) │ Texto : 514 600-1002 — teljeunes.com
- Jeunesse, J'écoute — 1 800 668-6868 (24h/7j) │ Texto : PARLER au 686868 — jeunessejecoute.ca
- CAVAC — cavac.qc.ca
- SOS Violence conjugale — 1 800 363-9010 (24h/7j) — sosviolenceconjugale.ca
- Maisons d'hébergement — maisons-femmes.qc.ca
- Info-Social — 811
- Justice Canada — Centres d'échange et de supervision — justice.gc.ca
Tu peux parler de ce que tu as vécu pour toi, pour un enfant que tu connais, ou pour quelqu'un dont tu t'inquiètes. Tu n'as pas à porter ça seul·e.